Impact European

"NOUS SOMMES UN JOURNAL INDÉPENDANT"

RETROMOBILE 2022: LE SALON AUTOMOBILE INCONTOURNABLE

6 min read
Après son annulation l'an dernier, Retromobile était de retour à Paris au parc des expositions de la porte de Versailles (75015) du 16 au 20 mars 2022.

SONY DSC

Après son annulation l’an dernier, Retromobile était de retour à Paris au parc des expositions de la porte de Versailles (75015) du 16 au 20 mars 2022.

Rendez-vous unique et incontournable, Retromobile ouvre la saison des salons de véhicules de collection et de prestige. Ce salon permet aux amateurs de véhicules anciens de se retrouver chaque année. Ils peuvent y retrouver le club de leur marque ou de leur modèle préféré. Ils ont aussi la chance d’y trouver une recherchent, des modèles réduits, des livres et des magazines, des objets de décoration et tout l’équipement de conduite d’une ancienne.

Cette année, pour la 46ème édition, Youngtimers, voitures d’exception, ventes aux enchères et expositions étaient au rendez-vous. Près de 1 000 véhicules et une centaine de clubs ont accueilli les visiteurs sur 2 étages. Le salon a aussi mis l’accent sur certains aspects concernant les véhicules anciens: assurance, entretien et restauration.

Pour ceux qui ne sont pas encore collectionneurs, un espace de vente d’automobiles de moins de 25 000 euros proposait des offres de particuliers et de professionnels.

L’histoire de Retromobile

Retromobile est né en 1976 après l’exposition de voitures anciennes organisée en 1974 par les édition Atlas, lors du lancement de « La grande encyclopédie de l’ automobile, « Alpha Auto » Cette exposition s’est tenue dans l’ancienne gare de la Bastille, aujourd’hui disparue. Grâce au succès remporté, Jean-Pierre Jouët et Marc Nicolosi décidèrent de créer Retromobile puis de s’installer Porte de Versailles en 1981. En 2010, le salon est restructuré et passe de 10 à 5 jours.

En résumé, à Retromobile on rencontre des constructeurs, des clubs et fédérations, des marchands d’automobiles, de pièces détachées et d’outillage, des restaurateurs carrossiers et mécaniciens, des maisons de ventes aux enchères, des assureurs et des galeries d’art automobile.


Des stands prestigieux

Cette fois encore, l’association « Le Fardier de Cugnot, l’école d’ingénieurs des Arts et Métiers Paris Tech et des bénévoles de Void ont reconstitué le prototype du fardier, premier véhicule terrestre capable de se mouvoir seul sans utilisation d’un animal, Construit en 1769 par l’ingénieur français Nicolas Joseph Cugnot à Void-Vacon en Lorraine, il était destiné à transporter des canons et leurs affûts. A l’occasion du salon, des démonstrations dynamiques ont été effectuées.

Le Vintage Revival Montlhéry, événement réservé aux voitures et motos d’avant 1940, organisé pour la 3ème année sur l’autodrome de Linas Montlhéry, avait un stand sur lequel il présentait la BNC (Bollak, Netter et Compagnie) au volant de laquelle Jean-Pierre Beltoise a débuté et remporté sa première victoire en 1958. Ce fut l’occasion pour son fils Anthony de raconter des souvenirs. Sur le stands, on pouvait voir également un modèle de course 6 cycindres C6 de la marque Amilcar, qui vient de fêter ses 100 ans. Enfin, ce fut l’occasion de découvrir des engins du Festival de Lenteur Français, (FOS, French Festival of Slowth).

Le Musée des blindés de Saumur proposait un char Panther en exposition et des démonstrations sur le parking, plusieurs fois par jour, de l’AMX 10 PAC 90, blindé français de la fin des années 70 équipé d’un canon antichar et propulsé par un 8 cycindres en V diésel turbo Hispano-Suiza.

La Fédération Française des Véhicules d’Epoque (FFVE) consacrait une rétrospective à la marque de motos lyonnaise créée en 1912, Koehler-Escoffier. Sur le stand, on pouvait découvrir le sidecar 1000K100 à 4 échappements.

Bien que ce ne soit pas un 2, 3 ou 4 roues, un hommage était rendu à Jean Bertin et l’aérotrain qu’il inventa dans les années 1960. Pour cela Retromobile a décidé d’exposer un de ses dérivés, la cabine « Tridim » à propulsion électrique, pouvant accueillir 4 passagers.

Des marques françaises à l’honneur

Avec DS, l’histoire de la Vème République et de l’élégance sont mises en avant. Les DS étaient les véhicules préférés de la présidence mais aussi des chefs d’entreprises. Sur le stand du salon, on pouvait voir une DS 21 ie et une DS 23 ie finition Pallas.

L’aventure Citroën, la marque aux chevrons fêtait les 90 ans de la « Rosalie » et dévoilait la C5 X tandis que l’éternelle 2 CV était représentée par la 2 CV Salara avec ses 4 roues motrices et ses 2 moteurs.

De son coté, Peugeot faisait découvrir aux visiteurs, plus d’un siècle d’histoire.

Un joyeux anniversaire pour la R5 qui souffle ses 50 bougies. Renault avait lancé en 1972, la R5, 10 ans après la 4L. Avec l’évolution de la société, la marque au Losange prévoit la sortie d’un modèle à moteur électrique pour 2024. Sur le stand, plusieurs modèles de R5 étaient exposés.

Pour ses 40 ans d’existence, la Fondation Marius Berliet créée par les descendants de Marius Berliet et Renault Véhicules Industriels, exposait un autopompe série 18 400 de 1921, à moteur cylindres et pompe d’incendie Delahaye. Ce modèle a servi à la chocolaterie Menier de Noisiel.

La Gendarmerie Nationale a présenté, pour la première fois, 11 des 80 véhicules provenant de sa collection, Elle en a profité pour lancer un fonds de dotation pour la préservation du patrimoine mécanique de son musée. Outre ces 11 pièces, il y avait une motoneige Yamaha ayant servi aux JO d’ Albertville en 1992 et 3 motos (2 BMW et 1 Norton 750 Atlas de la Garde Républicaine lors du Tour de France cycliste de 1996). Côté automobiles, on trouvait plusieurs véhicules d’intervention dont 1 break Peugeot 203, 1 des 3 Matra Djet de la BRI des berlinettes A 110, 1 Alpine A310; 1 Subaru Impeza et une estafette Renault.

De légendaires italiennes

Hommage à Amédée Gordini, en collaboration avec l’historien Christian Huet et le Musée national de l’automobile Schlumpf de Mulhouse A cette occasion, 9 véhicules conçus par « Le Sorcier » étaient exposés sur le stand ainsi que des Renault Gordini.
Ayant débuté en tant que charron-forgeron,. Après la guerre, il part à Paris et travaille à Suresne dans un atelier de mécanique et fabrication de bicyclettes Une fois à son compte, il devient agent Fiat puis vainqueur d’une course de lenteur dans la côte du Mont-Valérien en 1933… Il participe ensuite à de nombreuses courses avec Simca dont les 24 h du Mans sur une une Simca 5 préparée par Gordini.. Après la seconde guerre, Gordini se démarque grâce à des pilotes comme Fangio, Behra ou Pollet. Grâce à l’aide de Renault, de nouveaux véhicules apparaissent en 1957. ( la « Dauphine-Gordini, 1 V6 et 1 V8). Amédée Gordini est mort en mai 1979.

Comme à son habitude, Lamborghini avait son stand sur le salon. Il présentait une reconstruction de la Countach LP 500, prototype star du salon de Genève 1971. Détruite lors d’un crash-test 3 ans plus tard, la reconstitution de ce véhicule de collection commence en 2017, suite à la demande d’un collectionneur.

La firme Maserati a fait découvrir sur son stand, les activités du département Classiche, ( programme de pièces de rechange) inauguré en décembre 2021. Il a permis de délivrer un certificat d’authenticité à une Mistral 3700 gris clair, produite en 1969.

Artcurial, une vente aux enchères de renomée

Comme chaque année, la fameuse vente aux enchères Artcurial a mis en vente de nombreux joyaux de la course automobile et de grand tourisme, provenant de fameuses collections. La vedette était une Gordini type 18 S, présente aux 24h du Mans en 1950 et conduite par Fangio, Froilan et Gonzales. La valeur du véhicule était estimé entre 800 000 et 1, 6 million euros. L’autre grosse pièce était la Peugeot 908 HDi, estimée entre 2,2 et 2,8 millions d’euros. Des Ferrari, de la collection Supercars, des Ford, Aston-Martin, Cortina-Lotus, Sierra Cosworth et bien d’autres encore étaient au rendez-vous mais aussi des 2 roues et des véhicules anciens. On comptait également 19 véhicules de la succession du pilote belge Baudouin, décédé en 2021.

Le Groupe A mis en valeur par le magazine YoungTimers

On appelle YoungTimer, un véhicule d’occasion, » un peu vieux », en opposition aux « OldTimer », devenu voiture de collection. Ce qualificatif s’applique aux véhicules apparus entre 1980 et 1990, allant même jusqu’aux années 2000, ayant entre 20 et 40 ans. Dans cette catégorie, on retrouve la BMW M3, la Ford Sierra Coxworth ou la Lancia Delta intégrale.
Sur le stand du magazine YoungTimers,étaient exposées des versions civiles du groupe A, ayant animé les championnats du monde de rallyes durant 10 ans à partir de 1987.

Rendez-vous l’an prochain pour une 47ème édition.

Laisser un commentaire

Ce site Web utilise les cookies. En poursuivant sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies. 

RSS
Follow by Email