Impact European

JOURNAL INDÉPENDANT

Chez Marek Halter, Roch Hachana réunit les confessions autour de la paix et de l’humanité

À quelques jours de Roch Hachana 5787, Marek Halter a accueilli à Paris entre 100 et 150 personnes. Juifs, musulmans, catholiques et protestants, aux côtés de personnalités politiques, diplomatiques, culturelles et sportives, ont partagé un après-midi autour de la douceur, de l’humanité et de la paix.
Invités de plusieurs confessions réunis chez Marek Halter à Paris avant Roch Hachana 5787.

Marek Halter accueille ses invités à Paris le 6 septembre 2026, à quelques jours de Roch Hachana 5787.

Juifs, musulmans, catholiques et protestants se sont retrouvés dimanche 6 septembre 2026 chez Marek Halter, à Paris, à l’occasion de la réception précédant Roch Hachana 5787. Entre 100 et 150 invités issus des mondes religieux, diplomatique, politique, culturel, associatif et sportif ont partagé un après-midi où la douceur et l’espérance portées par le Nouvel An juif ont trouvé un prolongement dans la convivialité, les échanges et la paix.

Dans l’après-midi parisien, les appartenances sont multiples mais la réception est commune.

Chez Marek Halter, près de la place des Vosges, quelque 100 à 150 personnes se retrouvent à cinq jours de Roch Hachana. Les invités arrivent de différents horizons et se mêlent progressivement dans les espaces de la réception.

Parmi eux, le rabbin Moché Lewin, les imams Hassen Chalghoumi et Mohamed Mehdizadeh, Élie Korchia, président du Consistoire central, et Joshua L. Zarka, ambassadeur d’Israël en France, donnent une présence importante au monde religieux et diplomatique.

La vie publique est également représentée par Emmanuel Grégoire, maire de Paris, et Georges Fenech.

Lors de la rencontre organisée le 6 septembre par Marek Halter à son domicile, quelques jours avant le Nouvel An juif, l’association CitéStars a participé, en partenariat avec Marek Halter, à l’organisation de cet événement.

À cette occasion, David Donadei a invité plusieurs personnalités issues du sport, du cinéma, de la culture et de la chanson : Guy Amram, Jean-Philippe Lustyk, Lucian Dabila, Bibi Naceri, Katia Tchenko, Fabiane Amiach, Philippe Bouriachi, Emmanuel Petit, Elie Korchia, Elie Chouraqui, Nitsa Benchetrit, Loïse de Jadaut, Fabrice Benichou et Georges Fenech.

Toutes ces personnalités sont des adhérents de longue date de l’association CitéStars. Leur présence témoigne des liens entretenus depuis plusieurs années avec l’association et de la participation de CitéStars à cette rencontre organisée par Marek Halter à l’approche du Nouvel An juif.

Cette diversité donne immédiatement sa physionomie à l’après-midi : il ne s’agit pas seulement d’une rencontre de responsables religieux. Plusieurs univers de la société se retrouvent autour d’une tradition juive dont les symboles parlent de l’année qui commence.

Une fête juive partagée avec des invités de plusieurs confessions

Roch Hachana 5787 débutera au coucher du soleil le vendredi 11 septembre 2026 et s’achèvera à la tombée de la nuit le dimanche 13 septembre.

La réception chez Marek Halter intervient donc quelques jours avant le Nouvel An juif.

Roch Hachana, littéralement la « tête de l’année », ouvre un nouveau cycle. Avec lui viennent les vœux d’une année douce, prospère et paisible, mais aussi un temps de réflexion qui conduit vers Yom Kippour.

Chez Marek Halter, cette symbolique est accueillie par des personnes qui ne partagent pas toutes la même religion.

Juifs, musulmans, catholiques et protestants sont présents.

Cette pluralité est également visible à l’intérieur des confessions. Aux côtés de l’imam Hassen Chalghoumi, l’imam Mohamed Mehdizadeh, issu du courant chiite de l’islam, participe à la réception. Ses responsabilités européennes au sein du Global Imams Council et son engagement en faveur de la laïcité, de la paix et contre les extrémismes donnent une dimension supplémentaire à cette présence musulmane.

Les sensibilités restent différentes, mais elles partagent le même lieu et le même après-midi.

C’est précisément dans cet espace que la convivialité prend forme.

La douceur de Roch Hachana passe par la table

Parmi les traditions de Roch Hachana, la pomme et le miel portent l’un des souhaits les plus immédiatement compréhensibles : celui d’une année douce.

D’autres symboles alimentaires renvoient à l’abondance et à la prospérité.

Autour d’une réception, ces significations circulent naturellement. Une tradition peut être expliquée, découverte ou simplement partagée par une personne appartenant à une autre confession.

La table devient ainsi plus qu’un élément matériel de l’après-midi.

Elle accompagne les rencontres.

Les invités se déplacent, les groupes évoluent et les conversations se poursuivent. Responsables religieux, diplomates, élus, artistes, sportifs et responsables associatifs se retrouvent au même endroit.

La douceur souhaitée pour l’année nouvelle trouve alors une expression très concrète dans la manière de recevoir.

Quand la convivialité fait circuler les échanges

Marek Halter accueille ses invités chez lui.

Ce geste donne sa simplicité à la rencontre.

Il n’est pas nécessaire de créer artificiellement des espaces séparés pour que les personnes échangent. Une fois accueillies, elles se rencontrent, discutent, partagent la table et passent d’un groupe à l’autre.

Au cours de l’après-midi, plusieurs mots reviennent dans les conversations entendues sur place : humanité, paix, convivialité et laïcité.

La présence simultanée de plusieurs religions donne à ces échanges une portée particulière.

La laïcité est évoquée par des personnes qui vivent elles-mêmes leur conviction religieuse. L’humanité crée un espace qui dépasse les fonctions. La paix devient un souhait partagé entre des interlocuteurs venus d’horizons différents.

La présence de Moché Lewin, Hassen Chalghoumi et Mohamed Mehdizadeh rend particulièrement visible cette diversité religieuse. Celle d’Élie Korchia et de Joshua L. Zarka apporte d’autres dimensions institutionnelles et diplomatiques.

Mais la rencontre s’étend bien au-delà des représentants religieux.

Fabienne Amiach, Bibi Naceri, Élie Chouraqui, Fabrice Benichou, David Donadei, Georges Fenech et Lician Davila participent, avec les autres invités, à cette circulation entre différents univers.

La convivialité élargit ainsi la rencontre : la religion en constitue une dimension importante sans enfermer l’après-midi dans la seule question religieuse.

L’espérance d’une nouvelle année

Roch Hachana porte le renouvellement.

Le passage vers une nouvelle année ouvre naturellement un espace pour les souhaits : espérer une année meilleure, souhaiter la douceur, la prospérité et la paix.

Mais le renouvellement possède aussi une dimension intérieure.

Roch Hachana ouvre les Dix Jours de repentance qui conduisent à Yom Kippour. Regarder vers l’année nouvelle signifie donc également regarder celle qui s’achève.

L’introspection conduit à revenir sur les actes accomplis et sur la relation avec les autres. Le pardon prend place dans ce chemin, tout comme le travail intérieur associé à la purification.

La nouvelle année associe ainsi deux mouvements : espérer ce qui peut venir et réfléchir à ce qui peut changer.

Cette double dimension trouve un écho particulier dans une réception consacrée aux relations humaines.

La paix ne dépend pas uniquement des grands événements politiques. Elle possède également une dimension quotidienne : la manière de recevoir, de parler, de partager et de maintenir des relations entre personnes différentes.

La diversité religieuse autour d’une même humanité

L’image qui se dégage de cet après-midi n’est donc pas celle d’une uniformité.

Juifs, musulmans, catholiques et protestants restent porteurs de leurs traditions respectives. Les différences existent également à l’intérieur des religions.

Mais cette diversité peut partager un espace commun.

La présence de responsables sunnites et chiites aux côtés de représentants juifs et chrétiens donne à cette réalité une profondeur supplémentaire.

Autour d’eux, les personnalités politiques, diplomatiques, culturelles, associatives et sportives élargissent encore le cercle.

L’humanité évoquée dans les conversations devient alors un point de rencontre entre ces appartenances.

La convivialité ne demande pas que les différences disparaissent. Elle permet qu’elles soient présentes autour d’une même table.

Et c’est précisément là que la symbolique de Roch Hachana trouve une résonance particulière : souhaiter une année douce ne concerne plus seulement celui qui formule le vœu. Le souhait peut être partagé avec celui qui se trouve à côté de lui.

De Paris à un message de paix

Dans une Europe où plusieurs traditions religieuses, cultures et histoires vivent côte à côte, les relations humaines restent une dimension essentielle de la vie collective.

L’après-midi organisé chez Marek Halter ne prétend pas représenter cette diversité dans son ensemble. Il en offre cependant une scène concrète : 100 à 150 personnes réunies autour d’une fête juive, avec des représentants de quatre grandes confessions et des personnalités venues de plusieurs secteurs de la société.

La paix évoquée pendant les conversations reste ainsi à l’échelle de la rencontre.

Elle se retrouve dans la possibilité d’être ensemble.

Elle accompagne la douceur souhaitée pour l’année nouvelle, l’espérance d’un renouvellement et la convivialité qui permet aux échanges de circuler.

À cinq jours de Roch Hachana 5787, Marek Halter a ainsi fait de son domicile parisien un espace où les symboles d’une tradition ont été partagés avec des personnes de différentes confessions.

Au fil de l’après-midi, les invités ont donné une dimension humaine à ces symboles : la douceur dans l’accueil, l’espérance dans l’année qui vient, le partage autour de la table et la paix dans la rencontre.

Et lorsque plusieurs religions se retrouvent autour de ces mêmes mots, la nouvelle année commence déjà par ce qu’elles peuvent partager : l’humanité.

About Post Author

About the author

Gabriel Mihai est journaliste et rédacteur en chef pour IMPACT EUROPEAN. Il couvre l’actualité européenne et internationale, les analyses politiques et les tribunes d’experts. Passionné par la géopolitique et le journalisme d’investigation, il coordonne les publications et veille à l’exactitude des informations publiées sur le site.

Ce site Web utilise les cookies. En poursuivant sur ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies.